Les Nomades, une histoire française (1940-1946)
De septembre 1940 à mai 1946, près de 7 000 personnes, en majorité françaises, dont un grand nombre d’enfants, sont internées dans plus d’une trentaine de camps pour Nomades situés sur l’ensemble du territoire métropolitain. Assignées à résidence ou internées, elles subissent spoliations, privations, violences, séparations familiales, travail forcé et, pour certaines, la déportation. Beaucoup meurent dans ces camps, tandis qu’à partir de 1943, des convois sont organisés vers l’Allemagne. L’internement continue après la Libération, le dernier camp ferme seulement en mai 1946.
Ces persécutions ciblant des populations que les autorités françaises désignent comme « nomades » depuis 1912 s’inscrivent dans une histoire longue de discriminations menées par la République à l’encontre de familles marginalisées et tenues à l’écart de la communauté nationale. Documents d’archives, témoignages et photographies ravivent la mémoire de cette histoire restée méconnue pendant des décennies.

